Les biosimilaires sont des médicaments encore peu connus de la part du public. Or, ils représentent un atout essentiel pour le traitement de nombreuses maladies tout en réduisant les coûts de prise en charge.
Malgré la disponibilité des biosimilaires chez nous comme partout en Europe, la Belgique accuse un retard certain en matière de prescriptions médicales de biosimilaires par rapport à ses voisins…
L'accès pour tous à des médicaments et à des vaccins sûrs, efficaces, abordables et de qualité garantie constitue une clé afin d’atteindre un meilleur état de santé pour tous. Un article qui vient de paraître dans le British Medical Journal fait le point sur la question.
Différents manuels existent désormais concernant les biosimilaires. Le Biosimilair Handbook de l’Association for Accessible Medicine est une véritable pépite pour les professionnels de la santé, mais aussi pour tous les autres acteurs : patients, compagnies d’assurance, etc.
Pour Pieter Boudrez, Public Affairs Director de Medaxes, «il faut un plan national qui doit prévoir certains incitants et le remboursement spécifique pour certaines pathologies afin de créer un marché pour les biosimilaires en Belgique».
Personne ne peut nier le fait que le recours à des biomédicaments met nos systèmes de soins de santé sous pression au niveau financier, alors que dans le même temps, la recherche d’économies est omniprésente, afin de favoriser les nouveaux médicaments originaux.
En septembre 2014, le premier biosimilaire de l’insuline a obtenu une autorisation de mise sur le marché pour la Communauté européenne. Depuis, l’EMA a autorisé d’autres biosimilaires de l’insuline, et leur nombre va sans aucun doute encore augmenter ces prochaines années.
À mesure que les brevets des biomédicaments (biologicals) pour le traitement du psoriasis tomberont dans le domaine public, les nouveaux biosimilaires (biosimilars) développés revendiqueront leur part de marché...
Bien que le trastuzumab soit désormais devenu le traitement standard pour les patientes souffrant d’un cancer du sein HER2+ précoce ou avancé, il convient de ne pas occulter les résultats des études dans la pratique, à savoir que 12 à 50% de ces patientes n’ont pas reçu de trastuzumab lors (de certaines phases) du trajet thérapeutique.
En vous inscrivant gratuitement à notre newsletter hebdomadaire vous recevrez les dernières actualités de votre profession, mais bien plus encore …